Un symbole né au Carnaval
Tout commence en 1875. Sur le corso, un char déploie une quarantaine de chauves-souris aux ailes noires, posées sur un château en ruine. Un clin d’œil à la forteresse du Château, rasée par les Français en 1706.
La ratapignata, c’est l’aigle de Nice à l’envers. L’aigle héraldique fixe le ciel. La chauve-souris, elle, sort la nuit. Une fierté locale, discrète et têtue.
Le journal qui a tout scellé
En 1900, Menica Rondelly, le père de Nissa La Bella, lance un journal écrit entièrement en niçois. Son nom ? Ratapignata. La chauve-souris devient l’un des plus forts symboles de l’identité niçoise.
Et dans la vraie vie
Au-delà du folklore, la bête est bien là. La région Sud abrite 88% des espèces de chauves-souris de France métropolitaine. Dans le 06, elles nichent du littoral au haut pays.
Utile, en plus. Une seule chauve-souris gobe des centaines de moustiques par nuit. La lumière artificielle la gêne, d’où les essais d’extinction de l’éclairage public autour de Nice.
La voir cet été
Envie de l’observer ? La Nuit internationale de la chauve-souris fête ses 30 ans en 2026. Sorties et ateliers du 21 juin au 23 septembre, avec un grand week-end les 29 et 30 août.
Mal-aimée ailleurs, reine à Nice. La ratapignata n’a pas fini de planer.
Le saviez-vous ?
- Ratapignata = chauve-souris en niçois (nissart).
- 1875 : premier char des Ratapignata au Carnaval de Nice.
- 1900 : Menica Rondelly fonde le journal en niçois Ratapignata.
- 88% des espèces de chauves-souris de France métropolitaine vivent en région Sud.
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