Samedi 30 mai, un ULM qui reliait Venise à Alicante traverse le ciel niçois. Le pilote annonce un problème technique… puis coupe le contact avec les contrôleurs aériens.
Plus de réponse radio, plus d’explications. Dans ce genre de situation, pas question de prendre des risques.
Quelques minutes plus tard, un Rafale décolle de la base aérienne d’Orange pour aller voir ce qu’il se passe, selon le CDAOA. L’appareil est finalement identifié, puis escorté jusqu’à Montpellier où les forces de l’ordre prennent le relais.

Pour les habitants de Nice et des Alpes-Maritimes, l’incident est passé totalement inaperçu. Pourtant, pendant ce temps-là, la défense aérienne française était en alerte.
Et l’addition ?
Faire décoller un Rafale n’est pas donné. Le coût d’une heure de vol est estimé autour de 20.000 euros (selon Zone Militaire). En ajoutant l’intervention d’un hélicoptère Fennec, la facture de cette opération serait comprise entre 20.000 et 22.000 euros.
Une sacrée somme pour un pilote qui a oublié de répondre à la radio.
Mais pour l’État, la logique est simple : au-dessus d’un secteur aussi fréquenté que la Côte d’Azur, mieux vaut envoyer un Rafale pour rien que regretter de ne pas l’avoir fait.
À lire aussi sur TBM06
- OGC Nice en finale de Coupe de France : comment y aller
- On a lu les 98 pages du programme d’Éric Ciotti pour Nice
- Estrosi quitte la vie politique locale après sa défaite face à Ciotti
