Le saviez-vous ? Yannick Noah a passé six ans à Nice, ado

Avant Roland-Garros, Yannick Noah a passé six ans à Nice. Section tennis-études du Parc Impérial, de douze à dix-sept ans.
1972 : le môme du Cameroun débarque au Parc Impérial
L’histoire commence à Yaoundé. Arthur Ashe, légende américaine du tennis, fait un clinic au Cameroun en 1971. Il repère un gamin de onze ans. Il lui glisse sa raquette dans les mains. Et un mot à l’oreille de Philippe Chatrier, président de la Fédération française.
Direction Nice. Septembre 1972. Yannick Noah a douze ans. Il pose sa valise au Parc Impérial. Section tennis-études. Une vingtaine de gamins, tennis le matin, école l’après-midi. Et un homme à la barre : Patrice Beust. Noah l’appellera plus tard son « deuxième père ».
La pension, le bizutage, la solitude
Sauf que le tennis, ce n’est pas que la balle jaune. C’est aussi l’internat. Les autres ados. Et les rites du dortoir.
Noah l’a raconté à Europe 1 : « j’ai été bizuté, comme on le faisait à l’époque ». Il n’en a parlé à personne. Pas même à Beust. « Je voulais pas qu’on me prenne pour un faible », a-t-il confié.
Six ans à Nice. Six ans à apprendre le tennis. Et la dureté.
Et la neige, la première fois ? À Auron
Anecdote racontée à France Bleu Azur : la première neige de sa vie, Yannick Noah l’a vue dans le Mercantour. À Auron. Un Camerounais sur des skis, dans les Alpes-Maritimes, en plein hiver. Voilà aussi ce que Nice a donné au futur vainqueur de Roland-Garros.
Onze ans plus tard, le Central
5 juin 1983. Finale de Roland-Garros. Mats Wilander en face. Noah gagne en trois sets. Premier Français à soulever la coupe depuis Marcel Bernard, en 1946. Trente-sept ans d’attente, soldés par un gamin formé à Nice.
Il quitte le Parc Impérial à dix-sept ans pour le circuit pro. Mais Nice, il y reviendra.
Vendredi 4 décembre, retour ici
Quarante-trois ans après Roland-Garros, Noah remonte sur scène à Nice, vendredi 4 décembre 2026, à 20 h 30. Théâtre Lino Ventura. Format intime : « Un p’tit tour à deux », en duo acoustique avec Nicolas Paillet à la guitare. Une heure trente. Il revisite « Saga Africa », « Aux arbres citoyens », « Si tu savais » en version épurée. Chansons. Anecdotes. Et l’œil qui s’embue, peut-être, à l’évocation du Parc Impérial.
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