Le frère du terroriste du 14-Juillet interpellé à Nice

À quelques jours des cérémonies qui marqueront les dix ans de l’attentat du 14 juillet 2016, l’interpellation d’un des frères de l’auteur de l’attaque ravive l’émotion à Nice.
Selon une enquête de Nice-Matin, menée avec Ici Azur, un homme de 31 ans, présenté comme l’un des frères de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, a été interpellé jeudi soir dans un studio squatté situé à environ 200 mètres de la Promenade des Anglais, où 86 personnes avaient perdu la vie.
Une interpellation préparée pendant plusieurs heures
Les policiers auraient mis en place un dispositif de surveillance pendant plus de trois heures dans une résidence située derrière la rue de France.
D’après les informations de Nice-Matin, plusieurs fonctionnaires se trouvaient dans les parties communes tandis que d’autres avaient déjà investi le studio afin d’éviter toute fuite lorsque le suspect est revenu sur place, peu après 21 h 20.
Les autres occupants du logement auraient été maîtrisés au préalable afin d’empêcher toute tentative d’alerte.
Un logement occupé sans droit ni titre
Toujours selon le quotidien, l’homme serait arrivé en France en mars 2024, en provenance de Tunisie. Le studio avait initialement été loué par sa sœur, qui ne l’aurait jamais occupé. Le trentenaire s’y serait installé avec plusieurs autres personnes sans régler de loyer, dans une résidence composée d’une vingtaine de studios.
Des plaintes après plusieurs mois de tensions
La gestionnaire de l’immeuble dénonçait depuis plusieurs mois une succession d’incidents : dégradations, occupation illicite, une inondation volontaire ayant touché des voisins ainsi que des menaces d’incendie.
Elle affirme également que l’occupant se serait présenté à elle en déclarant : « Tu sais qui je suis, je suis le frère du terroriste. »
Après plusieurs signalements, une plainte a été déposée le 9 juillet, quelques heures avant l’interpellation.
Aucun élément terroriste à ce stade
Le trentenaire est actuellement visé par une procédure portant sur des faits de dégradations et de maintien illégal dans un immeuble d’habitation.
À ce stade de l’enquête, aucun élément ne permet de relier cette affaire à une activité terroriste. L’interpellation intervient toutefois dans un contexte particulièrement sensible, alors que Nice s’apprête à rendre hommage aux victimes du 14 juillet 2016, dix ans après l’un des attentats les plus meurtriers de l’histoire contemporaine de la France.