Il voulait défendre deux filles sur la plage. Il est reparti en sang. Agression homophobe à Villefranche

C’est sur l’idyllique plage des Marinières, à Villefranche-sur-Mer, qu’a eu lieu une agression homophobe lundi 20 avril après-midi. Un agent de la Ville de Nice s’interpose pour défendre deux jeunes filles prises à partie par un groupe. Il reçoit des jets de pierre, un coup au visage et des insultes homophobes. Trois jours d’ITT. Deux mineurs en garde à vue.
La plage des Marinieres, c’est l’une des plus belles rades d’Europe. Eau turquoise, maisons colorées accrochées à la colline, sable fin, et… vidéosurveillance sur toute la longueur. Un lieu paradisiaque qui fait la réputation de Villefranche-sur-Mer. Mais c’est là qu’un agent de la Ville de Nice a vécu l’enfer ce lundi après-midi.
Les mots ont fusé en premier. Des insultes homophobes d’une extrême violence. Puis les pierres. Puis un coup au visage. La scène a été filmée par les caméras de vidéoprotection. Des témoins alertent la police, qui intervient rapidement.
La victime a porté plainte dans la foulée. Elle a pu consulter un médecin légiste qui lui a prescrit trois jours d’incapacité totale de travail, au vu de la gravité des blessures. Deux individus, mineurs, sont placés en garde à vue.
Le maire de Nice s’est entretenu mardi après-midi auprès de l’agent agressé. Dans son communiqué, Éric Ciotti condamne « avec la plus grande fermeté ces actes ignobles » : « La haine, l’homophobie et toutes les formes de violence n’ont pas leur place à Nice. Elles doivent être combattues sans relâche et sanctionnées avec la plus grande sévérité. »
La Ville de Nice annonce qu’elle accompagnera son agent dans toutes ses démarches. Le Centre LGBTQIA+ Côte d’Azur a été saisi rapidement par la victime et se portera partie civile à l’audience. Avec un objectif : faire reconnaître le caractère aggravant d’homophobie.
« Nous ne laisserons aucun acte LGBTphobe impuni. Nous serons toujours du côté des victimes, pour les inciter à porter plainte, et nous continuerons à nous mobiliser pour faire appliquer le droit qui est de notre côté. »
Le communiqué de l’association rappelle une tendance nationale. Selon les données 2024 du ministère de l’Intérieur, 80 % des auteurs d’actes anti-LGBT sont des hommes, seuls ou en bande. La grande majorité a moins de 30 ans. Sur la plage des Marinières ce lundi, c’était deux mineurs.
L’enquête est en cours. La justice aura à trancher. À Nice, la mobilisation politique, associative et municipale est désormais totale.
À lire aussi sur TBM06
Votre avis
Soyez le premier à voter
Notez cet article :


