1 commune du 06 = 1 personnage des Bronzés

L’été s’arrête bientôt, alors avant de ranger la serviette, on s’est amusé à distribuer les rôles des Bronzés aux Alpes-Maritimes. Non, on n’avait rien d’autre à faire.
Cannes, c’est Popeye
Bronzé en février. Chemise ouverte d’un bouton de trop. Persuadé que la ville entière le regarde, et le pire, c’est que la ville entière le regarde. Popeye vous emmène boire un verre sur la Croisette sans jamais commenter l’addition. Il connaît quelqu’un au Palais, forcément. Il disparaît dix jours en mai, revient épuisé, et vous explique qu’il a beaucoup travaillé. Le reste de l’année, il fait ses courses au marché Forville comme vous et moi. Ça, il ne le dira jamais.
Nice, c’est Christiane
Trop de monde, trop de bruit, trop de trottinettes, trop de gens qui marchent lentement. Christiane le dit. Fort. Puis elle descend au marché de la Libération le dimanche matin, trouve que les prix ont encore grimpé, achète tout quand même et rentre en expliquant que c’était mieux avant. Christiane ne quitte jamais le groupe. Elle désapprouve de l’intérieur mais elle serait très vexée qu’on parte sans elle.
Le Cannet, c’est Bernard
Bernard habite à trois kilomètres de Popeye et personne ne s’en aperçoit. Il a les ruelles, les escaliers, un musée Bonnard et la paix. Il bosse, il paie, il gare la voiture pendant que le voisin pose pour la photo. Le pire, c’est que sa femme s’appelle Nathalie et qu’elle descend à Juan tous les soirs. Bernard ne dit rien. Bernard finira riche (et toujours égoïste).
Juan-les-Pins, c’est Nathalie
Elle ne demande la permission à personne. Couchée à quatre heures, levée à midi, elle dit qu’elle a croisé du monde. Pendant que les autres regardent la météo, Nathalie danse à la Pinède. On la juge un peu. On aimerait surtout être invité.
Sophia Antipolis, c’est Jean-Claude Dusse
« Sur un malentendu, ça peut marcher. » Depuis 1969, la technopole y croit très fort. Des dizaines de milliers de salariés arrivent le matin, repartent le soir, et à 19 heures il reste surtout des parkings. Dusse tourne trois fois avant de se garer, arrive en retard, pitche le projet qui va tout changer. Un jour ça marchera. Il le sait.
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Grasse, c’est Gigi
Le monde entier tombe amoureux de Grasse, et Grasse ne comprend pas pourquoi. Elle fabrique depuis trois siècles ce qui fait rêver la planète. On la courtise, on la complimente, comme Gigi qui n’a jamais rien demandé.
Saint-Paul-de-Vence, c’est Jérôme
Jérôme vous explique la lumière. Il vous explique Maeght. Il vous explique que la pétanque, ici, n’a rien à voir avec la vôtre. Il commande à la Colombe d’Or sans regarder l’ardoise et trouve que le village est devenu très touristique, phrase prononcée au milieu de six cents personnes coincées sur les remparts. Jérôme n’a jamais tort. C’est épuisant.
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Bonus : Monaco, c’est le Club Med
Monaco, c’est le club. Tout est propre, tout est prévu, tout le monde sourit et personne ne transpire.
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