Barbara aurait eu 96 ans aujourd’hui, et Antibes lui réserve une semaine entière

Monique Serf, dite Barbara, est née un 9 juin, en 1930. La dame en noir aurait 96 ans aujourd’hui. Bonne nouvelle pour ses fidèles du 06 : Anthéa lui consacre tout un week-end cet automne, à Antibes.
Disparue en 1997, Barbara reste l’une des plus grandes voix de la chanson française. Auteure, compositrice, interprète, elle a tout fait elle-même quand peu de femmes le faisaient. Nantes, L’Aigle noir, Dis quand reviendras-tu : des titres que toutes les générations fredonnent encore.
Son geste le plus fort reste Göttingen. En 1964, dans cette ville allemande, elle écrit une chanson de réconciliation entre la France et l’Allemagne, vingt ans après la guerre. « Faites que jamais ne revienne le temps du sang et de la haine », chantait-elle. La fille d’une famille juive en fuite pendant l’Occupation tendait la main. Aucun discours politique n’a fait autant.
Et c’est là que la Côte d’Azur entre en scène. Du 2 au 4 octobre, Anthéa transforme Antibes en capitale Barbara. La salle Pierre Vaneck accueille Le tour de chant de Barbara, un concert porté par Roland Romanelli, son accordéoniste pendant vingt ans. En parallèle, le grand plateau Audiberti reçoit Du bout des lèvres, le ballet de Benjamin Millepied inspiré par ses chansons.
La voix d’un côté, le corps de l’autre. Et les horaires sont faits pour qu’on puisse voir les deux spectacles.