« On ne parle que de ça » : au lendemain de l’explosion, la Côte d’Azur sous le choc

Au lendemain de l’explosion criminelle de Monaco, sur toute la Côte d’Azur, on ne parle que de ça. Une première dans l’histoire de la Principauté, qui ravive le souvenir de deux drames niçois.
Une déflagration en plein cœur de Monaco, trois blessés graves transportés dans les hôpitaux niçois, un suspect en cavale jusqu’à Beausoleil… Au matin du 30 juin, l’affaire occupe toutes les conversations, de Menton à Cannes.

Du jamais-vu dans l’histoire de Monaco
« C’est la première fois que, dans l’histoire, à ma connaissance, un tel acte se produit dans la Principauté », a souligné le ministre d’État, Christophe Mirmand. Réputé l’un des endroits les plus sûrs au monde, le Rocher a été frappé en plein quartier résidentiel.
Le prince Albert II a réagi fermement : « La Principauté demeurera unie et déterminée face à la violence et au crime. »
Le troisième choc de ce type en dix ans
Officiellement, la piste terroriste a été écartée : les autorités monégasques parlent d’un « acte malveillant », d’une explosion d’origine criminelle. Mais dans les esprits, l’onde de choc rappelle deux dates.
Le 14 juillet 2016, un camion fonçait dans la foule sur la Promenade des Anglais, à Nice : 86 morts. Le 29 octobre 2020, une attaque au couteau dans la basilique Notre-Dame de Nice faisait trois morts. En dix ans, la Côte d’Azur encaisse ce que beaucoup vivent, à tort ou à raison, comme un troisième « attentat ».
« On ne parle que de ça »

Hier soir, la scène se rejouait partout dans la région. Dans un VTC, à Nice, l’ambiance disait tout : des passagers à peine rentrés de Monaco, encore effrayés par ce qu’ils venaient de vivre ; au volant, un chauffeur qui découvrait l’affaire, sidéré, et qui multipliait les questions.
Que s’est-il passé ? Est-ce un attentat ? Le suspect est-il arrêté ? Sommes-nous en sécurité ? Les mêmes interrogations reviennent, de comptoir en comptoir.
Les réponses aux questions que tout le monde se pose
Ce qui s’est passé. Un engin explosif, déposé devant un immeuble de la rue Révérend-père Louis Frolla, a détoné lundi à 20 h 58. Trois personnes ont été grièvement blessées et hospitalisées à Nice (notre article).
Un attentat ? Pas au sens terroriste : le procureur général a écarté cette piste et ouvert une enquête pour tentative d’assassinat. L’hypothèse privilégiée est celle d’un acte ciblé.
Le suspect ? Un homme vêtu de sombre, coiffé d’un bob, a été repéré en fuite jusqu’à Beausoleil, côté français, puis perdu de vue. Il est activement recherché, avec l’appui d’un hélicoptère de la gendarmerie française.
La sécurité ? Côté français, la région reste sous le plan Vigipirate, au stade « vigilance renforcée » (on vous explique).