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Nice : sous OQTF, éloignée puis revenue en France… on en sait plus sur la suspecte de l’agression à l’école
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Nice : sous OQTF, éloignée puis revenue en France… on en sait plus sur la suspecte de l’agression à l’école

Nice · 3 novembre 2026 · 2 min de lecture
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La femme de 36 ans soupçonnée d’avoir menacé la directrice et une enseignante de la maternelle Clément-Roassal, à Nice, avait déjà fait l’objet de mesures d’éloignement en 2019. Mardi 3 novembre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a apporté des précisions sur son parcours à l’Assemblée nationale.

À retenir

  • La suspecte, 36 ans, est en situation irrégulière et sous interdiction administrative du territoire depuis 2019, a déclaré le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez le 3 novembre 2026 à l’Assemblée nationale.
  • Interpellée de nouveau en France en 2023 après une première OQTF, elle a reçu une nouvelle OQTF, selon Nice-Matin. Assignée à résidence, elle bénéficie de protections comme parent d’un enfant français.
  • Déjà condamnée deux fois, dont une pour violences avec arme en 2019, elle a été inscrite au FSPRT après un signalement en 2019. Elle reste présumée innocente.

Éloignée en Tunisie, puis revenue en France

En 2019, cette femme avait été reconduite en Tunisie et frappée d’une interdiction administrative du territoire, notamment après des faits de violence et des propos visant des policiers, selon Laurent Nuñez. Elle aurait ensuite obtenu l’asile en Italie en 2022. Interpellée de nouveau en France en 2023, elle a fait l’objet d’une nouvelle obligation de quitter le territoire français (OQTF), selon Nice-Matin. Depuis, elle était assignée à résidence et devait pointer régulièrement au commissariat. Le ministre explique que sa situation est compliquée par le fait qu’elle est parent d’un enfant français, ce qui lui ouvre certaines protections juridiques.

Lire aussi : Nice : « roulette russe » sur la directrice d’une école maternelle !

Un passé judiciaire et un signalement pour radicalisation

Selon le procureur de Nice, Damien Martinelli, la suspecte avait déjà été condamnée à deux reprises, notamment pour violences avec arme en 2019. Elle aurait également écopé de quatre mois de prison avec sursis en 2023 dans une affaire de passage entre l’Italie et la France, d’après franceinfo. Son parcours comporte aussi un signalement pour radicalisation en 2019. Sur son éventuelle fiche S, les informations divergent : Nice-Matin affirme qu’elle ne l’était pas, tandis que France Inter indique qu’elle l’a été jusqu’en 2024. Le fichage au FSPRT et la fiche S sont deux dispositifs distincts.

Une arme factice, mais une enquête pour tentative de meurtre

L’arme utilisée lundi 2 novembre contre la directrice et l’enseignante était factice, a confirmé Laurent Nuñez. Elle n’a toutefois pas été retrouvée. La suspecte, placée en garde à vue, conteste les violences. L’enquête est ouverte pour tentative de meurtre sur une personne chargée d’une mission de service public. Elle reste présumée innocente.

À Nice, le maire Éric Ciotti annonce onze agents municipaux supplémentaires aux abords des écoles et un nouveau dispositif d’alerte d’ici au 15 novembre, rapporte ICI. Le ministre de l’Intérieur a assuré que tout serait fait pour procéder à son éloignement.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une OQTF ?

L’obligation de quitter le territoire français est une décision du préfet qui ordonne à un étranger en situation irrégulière de partir. Selon Nice-Matin, la suspecte de l’agression de la maternelle Clément-Roassal en a reçu une première, puis une nouvelle en 2023.

Pourquoi la suspecte n’avait-elle pas été expulsée ?

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a expliqué le 3 novembre 2026 qu’elle bénéficie « d’un certain nombre de protections », étant parent d’un enfant français. Elle était assignée à résidence et pointait au commissariat.

Fiche S et FSPRT, quelle différence ?

Le FSPRT recense les personnes signalées pour radicalisation, dans un but de prévention. La fiche S est un outil de surveillance des services de renseignement. Aucune des deux n’établit une culpabilité. Nice-Matin et France Inter divergent sur la fiche S de la suspecte.

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