Après l’annonce du transfert des orques et dauphins de Marineland vers l’Espagne, Sea Shepherd France contre-attaque. L’ONG accuse l’État français d’avoir « rien fait » pendant cinq ans pour préparer une alternative, et propose toujours la même solution : un sanctuaire marin en Europe.
« Sur notre propre littoral, ou ailleurs en Europe, c’était à la France de porter elle-même ce projet », assène l’association. « La loi donnait 5 ans à l’État pour préparer des alternatives. RIEN n’a été fait ! L’inertie politique est responsable de cette situation. »
Toutes les pistes étrangères démontées une par une
Sea Shepherd reprend le dossier point par point :
- Canada : l’ONG avait prévenu dès le départ que le projet n’était pas viable.
- Grèce : le projet de sanctuaire a été « saboté par un lobbying intense de l’industrie de la captivité ».
- Italie : aucune place disponible pour accueillir les dauphins français.
- Japon / États-Unis / Espagne : les spectacles et la reproduction commerciale continuent. Comme l’a toujours fait le Loro Parque, « même après avoir promis l’inverse ».
« 4 orques sont mortes au Loro Parque en 4 ans »
L’ONG rappelle aussi un chiffre qui plombe la solution espagnole : selon ses observations, 4 orques et 3 dauphins sont morts au Loro Parque ces 4 dernières années. Pour Sea Shepherd, c’est la démonstration que le parc de Tenerife n’est pas un refuge, mais bien un delphinarium classique.
5 millions d’euros sur la table pour gagner du temps
Sea Shepherd ne se contente pas de critiquer. L’association a annoncé être prête à mobiliser 5 millions d’euros pour financer le maintien des 14 cétacés à Marineland en attendant l’ouverture d’un sanctuaire européen. Une proposition que le ministère n’a pas retenue. Et pourtant, Emmanuel Macron le Président de la République évoquait avec Paul Watson, fondateur de l’ONG, à Nice lors de l’UNOC un travail collaboratif pour le sort des orques.
« Avec 180.000 km de littoral, l’UE peut faire mieux »
L’alternative défendue par Sea Shepherd reste la même : un sanctuaire marin en Europe, sans spectacles, sans reproduction, sans exploitation commerciale. L’ONG souligne que « avec 180 000 km de littoral, l’Union européenne a les moyens de faire mieux que ça ».
Une pétition lancée le 30 mars 2026 est ouverte à la signature : « Non aux transferts des dauphins et des orques du Marineland vers l’Espagne ». D’autres ONG, comme One Voice, se joignent à cette indignation.
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