L’Insee a publié le 15 avril l’indice de référence des loyers du premier trimestre 2026. Cet IRL fixe la hausse maximale qu’un propriétaire peut imposer à son locataire dans le cadre de la révision annuelle. Le chiffre est tombé : +0,78 % sur un an. Mais ce chiffre ne raconte pas toute la réalité niçoise.
À Nice, les chiffres locaux décrivent une autre courbe. Selon le baromètre SeLoger d’avril 2026, les loyers du parc privé azuréen ont grimpé de +5,4 % en un an. Près de trois fois plus que la moyenne nationale (+2,5 %) et que celle des dix plus grandes villes de France (+2,7 %). Sur trois ans, la hausse atteint +12,4 %. Sur cinq ans, +18,7 %. Le mètre carré loué à Nice s’établit aujourd’hui à 20,4 €/m², contre 17,2 €/m² en moyenne nationale.
Pour comprendre l’envolée, deux courbes opposées. Le stock de logements à louer a chuté de 69 % depuis 2021. La demande, elle, a explosé : +84 % sur la même période. Mécaniquement, les propriétaires ont la main, et les biens sous la barre des 700 euros se font rares. Le studio meublé en plein centre dépasse souvent les 900 euros par mois. Pour un loyer de 900 €, la hausse maximale autorisée par l’IRL représente 7 € par mois, soit 84 € sur l’année. Le prix d’un plein de courses.
La règle vaut pour tous les baux signés avec une clause de révision annuelle. Le propriétaire dispose d’un an à compter de la date anniversaire pour appliquer la hausse, sinon elle est perdue. Le locataire qui constate une augmentation supérieure à l’IRL peut contester par lettre recommandée. En cas de désaccord prolongé, la commission départementale de conciliation peut être saisie. La tendance nationale est plus douce qu’en 2024. Sur la Côte d’Azur, chaque euro compte.
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