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ANIMAUX

Un TER a tué toute leur famille : Zia et Sabrina nagent enfin sur le lac de Breil-sur-Roya

Un TER a tué toute leur famille : Zia et Sabrina nagent enfin sur le lac de Breil-sur-Roya
3 min de lecture

Elles avaient cinq jours quand un TER a fauché leurs parents et trois de leurs frères et sœurs, entre Biot et Villeneuve-Loubet. Zia et Sabrina ont survécu et ont passé trois mois en centre de soins. Depuis le 17 août, elles nagent sur le lac de Breil-sur-Roya.

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À retenir

  • Le 6 mai 2026, vers 7 h 30, un TER percute une famille de cygnes entre les gares de Biot et de Villeneuve-Loubet : les parents, Roméo et Juliette, et trois oisillons sur cinq sont morts.
  • Les deux rescapées, Zia et Sabrina, nées le 1er mai à l'étang de Vaugrenier, ont passé trois mois au centre de soins Instinct AniMal.
  • Elles ont été relâchées le lundi 17 août 2026 sur le lac aux cygnes de Breil-sur-Roya, vidé de ses oiseaux par la tempête Aline.

Le 6 mai au matin, vers 7 h 30, une famille de cygnes longeait la voie ferrée du bord de mer. Un TER est arrivé et les a percutés. Roméo et Juliette, les parents, sont morts sur le coup. Sur leurs cinq petits, nés le 1er mai à l’étang de Vaugrenier, trois n’ont jamais été retrouvés. Les deux survivantes s’appellent Zia et Sabrina. Elles ont aujourd’hui un lac à elles, à l’autre bout du département.

Trois mois de soins, et une canicule qui a tout retardé

 On les a accueillies au centre et elles n’avaient pas de blessures apparentes, mais elles étaient choquées de cette perte de repères brutale », raconte la responsable du Centre de soins Instinct AniMal à France 3. Le centre n’est pas équipé pour des oiseaux d’eau. Il a improvisé des piscines. Puis la chaleur de l’été a bloqué tout transfert. Les deux sœurs sont restées trois mois, et elles ont bien grossi.

Le lac de Breil était vide depuis la tempête Aline

Dans la Roya, au même moment, une commune cherchait des cygnes. La tempête Aline avait vidé son lac aux cygnes de ses oiseaux, et le maire Sébastien Olharan en voulait des non éjointés, capables de voler. Pas si simple : on coupe le bout des ailes dès la naissance. Restait à trouver un plan d’eau sans cygne adulte. « Si elles se retrouvaient avec d’autres, elles auraient été rejetées ou même noyées. La commune de Breil voulait des cygnes, on sait qu’elles vont y être chouchoutées », explique Marina, bénévole et fondatrice du collectif Les cygnes du littoral. Le centre avait cherché jusque dans le Var.

Lire aussi : Train des Merveilles : 20 € la journée, départ 9 h 32 de Nice

Elles sont arrivées le lundi 17 août. « Elles sont craintives, peu habituées à la présence humaine et sont souvent cachées sur le boulevard », prévient le maire dans la vidéo qu’il a mise en ligne. L’une des deux est déjà presque blanche, l’autre gardera son plumage gris jusqu’à sa première mue, l’été prochain.

Questions fréquentes

Où peut-on les voir ?

Sur le lac aux cygnes de Breil-sur-Roya, dans la vallée de la Roya, desservie depuis Nice par la ligne Nice-Tende. Le lac est enjambé par un pont routier, celui qu'on voit dans la vidéo du maire. Les deux femelles sont craintives et se cachent souvent le long du boulevard.

Que peut-on leur donner à manger ?

Du maïs, de la salade, des épluchures de légumes. Surtout pas de pain. Le collectif Les cygnes du littoral conseille aussi de déposer la nourriture dans l'eau : c'est plus naturel pour un cygne, qui filtre, et il y est moins vulnérable que sur la berge.

Que s'est-il passé exactement le 6 mai ?

Vers 7 h 30, une famille de cygnes marchait le long de la voie ferrée du bord de mer, entre les gares de Biot et de Villeneuve-Loubet. Un TER l'a percutée. Roméo et Juliette, les parents, avaient plus de cinq ans et vivaient dans les Alpes-Maritimes depuis 2022, d'abord à Mandelieu-la-Napoule et Cagnes-sur-Mer, puis à l'étang du parc de Vaugrenier. Ils sont morts sur le coup, avec trois de leurs cinq petits.

Pourquoi les avoir emmenées si loin de leur étang ?

Il fallait un plan d'eau sans cygne adulte, sous peine de voir les deux jeunes rejetées ou noyées. Le centre de soins a cherché dans tout le département, puis dans le Var. Le lac de Breil-sur-Roya, vidé de ses oiseaux par la tempête Aline, était libre, et la commune voulait des cygnes.

Pourront-elles s'envoler un jour ?

Oui. La commune a demandé des cygnes non éjointés, c'est-à-dire dont on n'a pas coupé le bout des ailes à la naissance. Il leur faut encore quelques semaines pour muscler leurs pattes. Elles ont déjà tenté de remonter un cours d'eau, au risque de filer en Italie : les bénévoles les ont recapturées pour les ramener sur le lac.

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