Vous en avez certainement entendu parler : un pilote d’A320 s’est posé mercredi à l’aéroport de Nice. Contrôlé, il était positif à la cocaïne.
Jugé dès le lendemain, il écope de dix mois de prison avec sursis et d’un an d’interdiction de survol du territoire français. Son brevet devrait être suspendu par la DGAC.
Les contrôles sont aléatoires : ils peuvent tomber sur tout l’équipage.

Des dépistages aléatoires depuis 2022
Les dépistages d’alcool et de stupéfiants dans l’aviation civile existent en France depuis 2022. Comme sur la route, ils peuvent être réalisés de manière aléatoire, sans accident ni incident préalable.
Les pilotes sont soumis à des règles particulièrement strictes. Le seuil maximal autorisé est fixé à 0,2 gramme d’alcool par litre de sang, contre 0,5 g/l pour la plupart des automobilistes.
Ces contrôles peuvent viser les commandants de bord, copilotes et personnels navigants, avant ou après un vol.
Dans l’affaire de Nice, c’est justement un contrôle de routine effectué après l’atterrissage qui a permis de détecter la consommation de cocaïne du pilote.
Dans son rapport final sur le crash de l’hélicoptère Monacair survenu en 2022 entre Villefranche-sur-Mer et Èze, le Bureau d’enquêtes et d’analyses avait mis en évidence une consommation régulière de cocaïne par le pilote, rappelle Nice-Matin. Une conso susceptible d’avoir altéré sa perception et sa prise de décision.

